En panne sèche d’Andreas Eschbach

PAR Sandrine

En panne seche Andreas EschbachNote : 5/5

Comme je vous l’avais promis la semaine dernière, je vais vous reparler de ce fameux livre trouvé par hasard à la bibliothèque. Pour être honnête, le titre ne m’inspirait pas du tout et l’épaisseur du livre ne me disait rien de bon. Et pourtant, après quelques pages, il m’a été impossible de le lâcher.

Le thème principal du livre est bien entendu la fin du pétrole dans le monde. Comment s’en sortir sans pétrole puisque tout est fait à base de produit pétrochimique, autant l’essence que les plastiques, les engrais ou encore les médicaments ?

Markus, le personnage principal, est un grand rêveur. Il rêve de l’Amérique, de puissance et de gloire. Dans une première partie, alors que son rêve est en train de lui échapper, il fait la connaissance d’un homme qui pense pouvoir du trouver du pétrole à volonté. Dans cette partie, personne ne pense encore que la fin du pétrole est proche et beaucoup même pense que la matière est inépuisable. Mais la crise arrive…

Dans la deuxième partie, Markus se retrouve malgré lui, séquestré dans un pseudo village rappelant vaguement la petite maison dans la prairie version trasch. Un village auto-suffisant  en alimentation, énergie… et qui croit que le monde autour est en train de s’écrouler par la famine, les maladies…Ce n’est pas tout à fait faux, mais alors qu’il s’échappe de cet endroit qui devient dangereux, Markus part à la quête de son avenir ou de son passé…

On trouve tour à tour dans ce livre une version, des États-Unis  plus ou moins glorieuse, de l’Arabie Saoudite que l’on ne connait pas vraiment, de la politique européenne… On traverse l’Amérique avec Markus ou on vit dans une banlieue allemande avec Dorothéa. On découvre un monde individualiste mais aussi généreux et ouvert vers l’avenir. On participe aux changements, aux évolutions des continents à ce nouveau chalenge.

Dans ce livre les données sont intéressantes, il faudrait prendre le temps de les comparer à la réalité, mais on apprend beaucoup de choses.

Comment va-t-on s’en sortir ? Andras Eschbach  nous tient en haleine pendant tout le récit. On sent que la fin est écourté car le livre aurait encore bien valu une centaine de pages supplémentaires.